En octobre, j’ai mené une résidence de recherche et de création à Athènes
au Duncan Dance Research Center (DDRC), centrée sur les jardins
communautaires et les pratiques artistiques régénératives en Méditerranée.
Cette résidence s’inscrit dans la continuité de mon projet autour du feu,
envisagé non seulement comme phénomène naturel destructeur, mais aussi
comme vecteur de régénération écologique, de transmission et de savoirs.
Mon travail explore les écologies du feu : j’étudie comment les pratiques de
brûlages contrôlés, les processus de régénération naturelle et les savoirs
traditionnels peuvent soutenir la biodiversité tout en contribuant à limiter les
risques d’incendies destructeurs. Ma recherche met en lumière les plantes
pyrophiles adaptées aux cycles du feu et interroge les dimensions culturelles et
matérielles de la laine, matériau qui, par son origine et son usage artisanal, est
profondément connecté à la culture du feu et aux gestes de soin du territoire.
Cette résidence d’un mois, produite par Delta Pi Productions et accueillie par le
DDRC, m’a permis d’explorer des paysages grecs marqués par les impacts du
changement climatique, notamment des zones incendiées en Attique et à Chios,
en reliant observation de terrain, récits des communautés locales et pratiques
artistiques sensibles.
Mon travail s’inscrit dans le cadre du projet européen MATCH – Mediterranean
as the Climate Hotspot, un programme transnational de résidences artistiques
et d’échanges qui engage des artistes, des organisations culturelles et des
jardins communautaires autour du changement climatique dans cinq villes
méditerranéennes : Athènes, Nicosie, Marseille, Barcelone et Izmir. MATCH
vise à renforcer l’implication communautaire et à promouvoir des pratiques
régénératives, solidaires et ancrées dans les savoirs locaux face aux défis
climatiques propres aux régions méditerranéennes.
Dans ce cadre collaboratif, La Friche la Belle de Mai à Marseille est l’un des
partenaires culturels principaux, contribuant au programme par des initiatives
de coopération, de médiation et de formation autour des transitions écologiques
et des pratiques artistiques engagées.
Le 31 octobre, j’ai présenté une étape de ma recherche dans les jardins du
DDRC, transformés pour l’occasion en une archive vivante dédiée à la réflexion,
au mouvement et à l’attention portée aux mutations écologiques du bassin
méditerranéen. Cette résidence pose les bases d’une exposition prévue en
avril 2026, où je continuerai d’approfondir ces questions du feu, des pratiques
régénératives et des interactions entre cultures, communautés et territoires.


Carte mentale et expérimentations à la caméra thermique.
Plus d’informations à venir, concernant l’évènement final et la restitution de ce travail, prévu en Avril à Athènes.


